FAUVE

Nastassja Martin, Anne de Malleray, Pierre-Olivier Dittmar, Gaspar Claus, Jade Duviquet et Cyril Casmèze

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Fauve est-il une bête ou fauve est-il un homme ? Une proie ou un prédateur ? Comment capturer ses nuances chatoyantes ? Que raconte le fauve de nos fantasmes du sauvage et de l’animalité ? Cette conférence explore la polysémie de ce terme, ses zones d’ombre à la lisière de l’humain et de l’animal. Fauve, parce qu’il est ambigu et à la marge, traduit l’intensité de la rencontre avec l’Autre. Celle dans laquelle on s’aventure sans savoir ce que l’on va trouver dans son visage, celle dont on ne revient pas sans métamorphose.

 

Mise en scène : Jade Duviquet
 

 

Avec : Nastassja Martin, anthropologue / Anne de Malleray, directrice de collection de la revue Billebaude / Cyril Casmèze, comédien, performeur zoomorphe  / Gaspar Claus,
violoncelliste / Pierre Olivier Dittmar, historien EHESS / Jade

Duviquet, comédienne performeuse
 

 

Eclairage / Régie : Vincent Tudoce
Son : Jean-Marc Istria
Durée : 1 heure
 

 

Création : Théâtre de la Reine Blanche, Scène des arts et des Sciences, Paris, en collaboration avec la Revue Billebaude - Fondation Sommer, nov. 2019
 

 

Diffusion : Espace Malraux, Scène Nationale de Chambéry (73), saison 2020-21

Nastassja Martin est anthropologue, diplômée de l’EHESS, spécialiste des populations arctiques. Elle a publié, en 2016, Les Âmes sauvages (La Découverte), écrit à partir de sa thèse dirigée par Philippe Descola et dans lequel elle retrace les manifestations et reconfigurations de l’animisme Gwich’in face aux changements environnementaux. Son second terrain est consacré à la manière dont certains clans Even du Kamtchatka (Russie) ont choisi de retourner vivre en forêt après l’effondrement de l’URSS. Croire aux fauves (Verticales, 2019) est son deuxième livre, récompensé par le Prix Littéraire François Sommer 2020.

 

Anne de Malleray journaliste de formation, elle est directrice de collection de la revue Billebaude au Musée de la Chasse et de la Nature (Fondation François Sommer) depuis 2014. Cette revue croise des contributions de chercheurs en sciences humaines et en sciences du vivant, de gestionnaires de la nature et d’artistes pour proposer une réflexion théorique et sensible sur nos relations au vivant. Elle prolonge cette démarche à travers des conférences et notamment l’exposition Animer le paysage / Sur la piste des vivants en 2017 au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris.

Pierre-Olivier Dittmar est historien, maître de conférence à l’EHESS. Il travaille sur les interfaces avec les non- humains au cours d’un long Moyen-Âge, qu’il s’agisse des animaux, des invisibles, ou des artefacts. Il a notamment co-écrit Image et transgression au Moyen Age (PUF 2008) et Le monde roman par-delà le bien et le mal (2012), dirigé ou co-dirigé Adam et l’astragale. Essais d’anthropologie et d’histoire sur les limites de l’humain (MHS 2009), un numéro d’images Re-vues consacré au Devenir-animal (n°6 2009) et tout récemment Les images dans l’occident médiéval (Brepols 2015). Il co-dirige la revue Technique & Culture depuis 2016. Sa thèse, Naissance de la bestialité. Une anthropologie du rapport homme-animal, a reçu le prix de la meilleure thèse de l’EHESS.

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