L'OURS À BRAS LE CORPS

Pierre Olivier DITTMAR, Anne de MALLERAY, Jade DUVIQUET et Cyril CASMEZE

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Mise en scène : Jade Duviquet
 

 

Avec : Pierre Olivier Dittmar, historien à l’EHESS / Anne de Maleray, directrice de collection de la Revue Billebaude / Cyril Casmèze, comédien, performeur zoomorphe / Jade Duviquet,
comédienne

 

 

Eclairage / Régie : Vincent Tudoce
Durée : 1 heure
 

 

Création : Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, en collaboration avec la Revue Billebaude - Fondation Sommer, oct. 2016
 

 

Diffusion : Université Paris 7- Diderot, 2017 / Ecole d’Art de Fresnes, 2019 / Théâtre de la Reine Blanche, scène des Arts et des Sciences, Paris, 2020

Au cœur de la Préhistoire, les ours et les hommes ont partagé les mêmes cavernes, les mêmes territoires, les mêmes proies et peut-être les mêmes peurs... L'ours, cet "autre de l'homme" est chargé de représentations contradictoires : adversaire contre lequel on s'affrontait au corps-à-corps pour éprouver sa virilité et sa bravoure, il est aujourd'hui le nounours que l'on glisse dans le lit des enfants. Dans la longue histoire occidentale, l'ours s'immisce entre le sauvage et le domestique et vient interroger et mettre en crise notre
relation à l'animal. Mais que pensent les ours "réels" de tout ça ? Cette conférence très incarnée tentera de répondre à cette question.

Pierre-Olivier Dittmar est historien, maître de conférences à l’EHESS où il occupe la chaire d’histoire et d’anthropologie du Vivant (XII-XVIe siècle). Ses travaux portent sur les interfaces avec les non-humains au cours d’un long Moyen Age, qu’il s’agisse des animaux, des invisibles, ou des artefacts. Il a notamment co-écrit Image et transgression au Moyen Age (PUF 2008) et Le monde roman par-delà le bien et le mal (2012), dirigé ou co-dirigé Adam et l’astragale. Essais d’anthropologie et d’histoire sur les limites de l’humain (MHS 2009), un numéro d’images Re-vues consacré au Devenir-animal (n°6 2009) et récemment Les images dans l’occident médiéval (Brepols 2015). Il co-dirige la revue Technique & Culture depuis 2016. Sa thèse, Naissance de la bestialité. Une anthropologie du rapport homme-animal, a reçu le prix de la meilleure thèse de l’EHESS. 
 

Anne de Malleray journaliste de formation, elle est directrice de collection de la revue Billebaude au musée de la Chasse et de la Nature (Fondation François Sommer) depuis 2014. Cette revue croise des contributions de chercheurs en sciences humaines et en sciences du vivant, de gestionnaires de la nature et d’artistes pour proposer une réflexion théorique et sensible sur nos relations au vivant. Elle prolonge cette démarche à travers des conférences et notamment l’exposition « Animer le paysage / Sur la piste des vivants » en 2017 au musée de la Chasse et de la Nature à Paris.

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