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| CQPVD ou Ce que parler veut dire - 2008 | | |
CQPVD
Mise en scène :Jade Duviquet.
Adaptation : Jade Duviquet (Extraits d'Autoportrait d'Edouard Levé et d'Encorps parlé, textes de Jade et Cyril).
Avec: Cyril Casmèze : l'athlète hypochondriaque, Geoffrey Carey : le performeur mental, Jean-Marc Istria : l'homme-son.
Création sonore :Jean-Marc Istria, Scénographie : Jade Duviquet
Eclairages :Vincent Tudoce.
ThéatràChâtillon
18 au 29 novembre 2008 (relâche les 23, 27 et 28 novembre)
«Je suis content d'être content, je suis triste d'être triste, mais je peux aussi être content d'être triste et triste d'être content. (...) En me contredisant, j'éprouve deux plaisirs : me trahir, et avoir une nouvelle opinion.»
Edouard Levé. Autoportrait. POL.
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La compagnie du Singe Debout propose actuellement sa nouvelle création qui s'appuie sur un savant et malicieux montage d'un texte original sur l'hypocondrie et d'extraits d'«Autoportait» d'Edouard Levé, auteur contemporain édité chez POL, photographe, plasticien... trop tôt disparu.
Ce spectacle nous révèle la singularité de 3 hommes, 3 univers, 3 formes de langage : le langage corporel avec un athlète hypocondriaque, le langage oral avec un performeur mental et le langage sonore avec un homme-son qui dialogue par le son «organique» de sa machine. Dans ce spectacle, la Compagnie continue d'évoquer les liens et les ruptures entre Animalité et Humanité, entre solitude et fusion... une autre façon de titiller l'altérité.
«J'ai choisi d'appeler ce spectacle CQPVD, en clin d'oeil à Edouard Levé qui lors de signatures de livres, n'écrivait souvent que les initiales dans ses dédicaces, créant ainsi une énigme avec son lecteur, un jeu de complicité... le début de Ce Que Parler Veut Dire ?».
Jade Duviquet.
Dossier /
Photos /
Presse : Telerama, Evene, l'Humanité, 20 minutes...
Atelier d'écriture mené par Elsa Danrey
Sur le thème de l'autoportrait
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| Cet animal qui nous regarde | | |
Cet animal qui nous regarde
Direction : Jade Duviquet - Cyril Casmeze.
Création 2009 - commande des Subsistances - Lyon
du jeudi 23 au dimanche 26 avril 2009
Un spectacle très librement inspiré de textes de Gustave Flaubert,
Rainer Maria Rilke et Jacques Derrida.
Note d'intention
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Conception, adaptation et mise en scène : Jade Duviquet
Interprètes : Cyril Cazmèse, Mélanie Mazoyer, Nicolas Reggiani et Hélène de Vallombreuse.
Création sonore : Jean-Marc Istria.
Création objets et marionnettes : Mélanie Mazoyer.
Création scénique et lumières : Jean-Marc Skatchko.
Production : Compagnie du Singe Debout.
Les Subsistances, Lyon. La Maison de la Culture de Bourges.
Avec le soutien de l'Espace Marcel Carné de Saint Michel sur Orge
et des Amandiers de Nanterre.
Un perroquet, un chat, une plasticienne, une trapéziste, un acteur-zoomorphe, un chanteur : un savant mélange d'hommes et de bêtes, de mots et de gestes. Mais de quelle nature sont nos liens à l'animal, cet "autre" souvent humilié et méprisé mais aussi aimé, adoré, ce quasi-frère ?
"Quasi..." dit Jade Duviquet ... comme lorsqu'on parle de quasi-frères dans une fratrie recomposée, appelons les animaux simplement nos quasis..."
Avec Cyril casmèze, elle poursuit sa recherche à travers l'animalité et l'homme. Elle crée ici un spectacle pour jouer avec le langage de l'homme et le silence des bêtes...
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Il est plus facile d'avoir du ventre que d'avoir du coeur
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Il est plus facile d'avoir du ventre que d'avoir du coeur
12 juin 2010, Le Carré scène Nationale de Château-Gontier, dans le cadre du festival HAHA
Conception, adaptation et mise en scène: Cyril Casmeze et Jade Duviquet.
Mise en scène: Jade Duviquet.
Interprétation: Cyril Casmeze.
Production: en cours.
Le ventre : le bidon, le bide, le beuche, la brioche, la bedaine, la panse donc le ventre.
Le ventre de Paris par exemple chez Zola, c'est là où ça grouillait, ça travaillait, ça circulait, ça transformait, ça gueulait... les Halles et son transit d'hommes, de matières... la vie.
Le ventre c'est l'usine, les matières premières sont transformées en énergie et en déchets,
Ça transforme, ça gargouille, ça explose, ça pète, ça vit...
Le ventre, c'est aussi le porteur de vie, la maternité, le réceptacle protecteur, la matrice...
Mais aussi pense-t-on avec le Ventre ? Kafka dit dans Rapport pour une académie (un de nos spectacles) : «les singes pensent avec le ventre»,oui, nous aussi en fait.
N'est-il pas le signal de nos inquiétudes, nos pulsions encore inconscientes, ne dit-on pas «avoir la peur au ventre, avoir des tripes, se mettre la rate au court bouillon, se faire de la bile, se regarder le nombril, se donner du coeur au ventre...».
Cyril Casmèze, acrobate et acteur zoomorphe a un rapport à la fois de plaisir et de lutte avec son ventre depuis plus de trente ans, voire depuis l'enfance.(petite anecdote : Cyril a cru lors d'une crise d'aérophagie qui durait , être enceint à 10 ans, même après explication scientifique de ses parents...). C'est son centre de gravité, tel les Sumo, sa fierté : la force de ses abdominaux, son inquiétude : son foie gras, et il est partagé entre adorer sa rondeur et la peur de la maladie.
Alors, il joue avec son ventre comme d'autres avec les mots...
Il saute sur le ventre, il rit avec le ventre, il devient femme, enfant, il le cajole, le maltraite.
C'est un ours, un ogre, il peut être lourd et léger comme une bulle.
C'est un acrobate de près d'un quintal, résumé sur 1m65...
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